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Zamak, zinc et Covid-19 : quelles conséquences ?

#Association
20/03/2020


Nous voilà tombés en Terra incognita. La situation telle que nous la traversons aujourd’hui est totalement inédite. Alors que le début de l’épidémie de coronavirus en Chine semblait profiter à l’Europe, la propagation rapide du virus a mis fin à l’embellie des marchés européens et le confinement de la population augure « un coup d'arrêt puissant, massif, brutal » pour l'économie, selon les mots du Premier Ministre français.


Au commencement, la chute du marché chinois


coronavirusMi-décembre 2019, la Chine se retrouve confronter à une crise sanitaire majeure qui n’est pas sans rappeler l’épidémie de SRAS en 2002. La ville de Wuhan, épicentre de l’apparition du coronavirus, est alors montrée du doigt et des villes entières sont mises en quarantaine. Au total, 59 millions de personnes sont confinées avec fermetures des usines dans la Province de Hubei mais aussi des aéroports, des gares ferroviaires et routières, des voies fluviales et des autoroutes. La production industrielle en Chine connaît alors un repli évalué à 13,5 % sur un an en décembre, du jamais-vu depuis 30 ans. Le marché des matières premières minérales enregistre de fortes baisses des prix qui affectent les cours du gaz, du cuivre, du zinc, de l’aluminium et du nickel.

Face à la fermeture des usines et à l’immobilisation des transporteurs, les donneurs d’ordre en Europe qui faisaient sous-traiter en Chine se retournent alors en local. Certaines entreprises françaises se mettent à consulter de nouveau les fonderies de l’hexagone. « Le coronavirus, c’est la goutte d’eau qui peut inciter les clients à revenir en France pour se tourner vers des entreprises locales », souligne Jérôme Pétin de la Fonderie Roger au journal la République de Seine et Marne.

Hélas, les retombées réelles sont de courte durée. La pandémie se répand comme une traînée de poudre, en Iran, en Italie, en France et c’est bientôt toute l’économie mondiale qui est touchée.
 

Aujourd’hui, l’expectative


C’est une première depuis la seconde Guerre Mondiale. Le fameux « Ring » du London Metal Exchange (LME) où chaque jour les cours des métaux non-ferreux se fixent à la criée, sera muselé à compter du 23 mars afin de limiter les contacts physiques face à la propagation du virus. L'opérateur de Bourse prévoit de passer la totalité des négociations en trading électronique.

En France, certaines fonderies ont fait le choix de fermer leurs sites de production après l’annonce présidentielle du 16 mars. Des décisions qui sont souvent liées aux clients, eux-mêmes très fragilisés par l’obligation de confinement face au Covid-19. La Fonderie Roger a fermé ses ateliers et a fait don de ses masques en stock aux hôpitaux de la région. La volonté de l’entreprise est de protéger la santé de ses salariés, respecter le confinement pour éviter les sur-contaminations et la propagation du virus au sein des familles, afin reprendre le plus rapidement possible en équipes ou sur la base du volontariat et avec un protocole sanitaire strict (éviter les manipulations inutiles, matériel individualisé pour limiter la contamination par contact, distance de 1m50, EPI, etc..). La société SIMI, spécialisée dans la micro-injection de Zamak près de Mulhouse a mis sa production à l’arrêt face à la situation d’urgence sanitaire que connaît la région. Seul le stock de pièces brutes est livré aux clients encore en activité. Les traitements de surface ne peuvent pas être assurés, en raison de la fermeture des sous-traitants.

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D’autres fonderies ont décidé de maintenir leur activité. Denis Decle du groupe ID CASTING souligne que l’ensemble des salariés répond présent pour assurer la continuité de la chaîne de production, avec l’exigence de respect des règles strictes d’hygiène. Idem pour OMP Fonderie qui a suspendu le travail intérimaire, mais qui poursuit l’activité fonderie en 3 x 8 et l’assemblage en 1 x 8. Les fonctions administratives ont été mises en télétravail.

Derrière cette crise sanitaire, une crise économique et sociale se profile et une solidarité industrielle et sociale devra se mettre en place. Remercions aujourd’hui les héros silencieux qui œuvrent chaque jour à maintenir une activité précieuse, tout le corps médical, toute la chaîne agroalimentaire du producteur au transporteur, les services sociaux, les salariés qui maintiennent un flux économique…

« La propagation exponentielle du virus a démontré la porosité de nos frontières, notre interdépendance mondiale » peut-on lire dans l’article Effet papillon : du pangolin de Wuhan au rayon papier toilette de l’épicerie du coin dans The New Yorker. Souhaitons qu’on se relève de cette pandémie avec l’envie de se retrouver, de rompre l’isolement forcé, mais aussi avec l’envie de consommer moins mais mieux, en local, et surtout avec un regard nouveau sur le monde qui nous entoure et sur ses ressources.
 

Crédit photo usine vide : PxHere

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